mardi 27 décembre 2011

Les p'tits bonheurs de 2011... #1 Venise

 L'année s'achève et avant même de prendre des résolutions dont on sait que la plupart ne seront pas tenues j'ai envie ces jours-ci de me remémorer les bonheurs que nous avons su nous apporter...


#1 : Une escapade à Venise ; 3 jours à peine... mais cela suffit à s'abstraire du quotidien et enchanter les mois à venir...

Morceaux choisis...




Pour une amoureuse des couleurs et des pigments comme moi, Venise, dans la lumière du printemps, est un constant émerveillement...




Les Masques nous emportent hors du temps ...




... Et les anachronismes n'en sont que plus savoureux...


Partout des lignes de force, des perspectives frappantes ...











Voler des heures au petit matin pour surprendre la belle endormie...





Embarquer pour Cythère... ou du moins pour Burano...






Rêver, loin du tumulte du Carnaval, dans l'écrin du Ca d'Oro...



Et vous? Quels sont vos bonheurs de 2011 ?


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dimanche 25 décembre 2011

Assumons nos névroses...

Reçu à Noël...un livre de Ursus Wehrli .... Du bric à brac, de l'humour et beaucoup de névrose... Tout ce que j'aime... et le moyen de réussir par procuration ce que je ne sais pas faire ici...





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Dispatchwork (ressortez vos legos)

Berlin
Tel Aviv
Venise
Bingen
 Sur l'excellent site INSITU, j'ai découvert le projet "Dispatchwork" de Jan Vormann : "Dans le cadre de son projet Dispatchwork, le jeune artiste allemand répare les blessures des villes en comblant ses anfractuosités et ses meurtrissures par de petites installations de Lego ou de Duplo.Dans un premier temps, Jan Vormann s’est concentré plus particulièrement sur les villes marquées par la guerre : Berlin, Tel Aviv, Belgrade… "

Amsterdam
Autour de lui les "Dispatchers" s'organisent : retrouvez leurs interventions ludiques et poétiques à l'échelle du monde sur le site  Dispatchwork où une carte interactive permet de visiter les lieux transformés ;


Amsterdam















  et ressortez vos legos...

Lausanne

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samedi 24 décembre 2011

A voir : Collector (derniers jours!)

L'expo "Collector" au Tri Postal est encore visible jusqu'au 1er janvier. Si le thème du RDC, "Les grands transparents", m'a plutôt déçue, les salles des étages autour de "Dommages collatéraux" et "Life is a killer" proposent des oeuvres majeures qui m'ont suffisamment interpellée pour que j'y retourne avant la fermeture. A voir, donc, pour, par exemple :

- The Day Before -Star System- de Renaud Auguste-Dormeuil
"Le projet photographique The day before_Star system est une série de douze photographies qui présente la carte du ciel le soir précédant un bombardement militaire. Pour cela, Renaud Auguste-Dormeuil utilise un logiciel qui permet de reconstituer une constellation, au jour et au lieu souhaités. Ces œuvres montrent ce que pouvaient voir les populations la veille de leur mort, la veille des bombardements de Guernica, Dresde, Caen, Londres, Bagdad, Hiroshima, Nagasaki, Sarajevo, New York à la veille du 11 septembre 2001."

-  "Re : tête de mort", de Saâdane Afif

La Vanité est un motif qui m'a toujours fascinée, et dont j'ai déjà traité ici ; L'installation monumentale de Saâdane Afif revisite ce motif de manière magistrale... L'anamorphose du plafond se recompose dans les sphères du sol... à condition de trouver soi-même l'angle qui permet la recomposition...





-  Entrer dans l'arbre "Phosphor" de Piero Gilardi promet aussi une expérience fascinante...


- Je connaissais depuis longtemps "Logorama" de H5 ; mais je ne me lasse pas de le revoir, et étais heureuse de le découvrir sur grand écran...


- Beaucoup d'humour également dans "Défilé" de Wang Du, qui sollicite lui aussi le regard du spectateur en dénonçant l'imagerie contemporaine  : 



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Frank A. Rinehart , Edward S. Curtis (and co)


Aucune photographie ne m'émeut et ne me fascine autant que les portraits d'Indiens Américains réalisés à la fin du XXème siècle par Edward S. Curtis, Frank A. Rinehart ou Norman A. Forsyth ; en plus de leur beauté plastique, ils me paraissent constituer la quintessence du portrait. Ils interrogent la tension entre le Même et l'Autre, entre la confiance nécessaire au regard et la violence qu'il suppose, ici à l'échelle d'une nation. Ils enregistrent aussi la disparition irrémédiable et constituent la trace tangible de ce que nous avons détruit, concrétisant  la nostalgie dans son essence la plus absolue :
"Je lis en même temps : cela sera et cela a été ; j’observe avec horreur un futur antérieur dont la mort est l’enjeu. En me donnant le passé absolu de la pose, la photographie me dit la mort au futur. Ce qui me point c’est la découverte de cette équivalence. Devant la photo de ma mère enfant, je me dis : elle va mourir : je frémis [...] d’une catastrophe qui a déjà eu lieu. Que le sujet en soit la mort ou non, toute photographie est cette catastrophe. " R. Barthes, La chambre claire, 1980



Cette esthétique influence bien sûr le magnifique travail de Jarmush dans Dead-Man, nourri d'ailleurs des mêmes interrogations, des mêmes tensions entre l'Homme Blanc et l'Indien, le Passé et le Présent de celui qui ne sait pas qu'il est déjà mort...





Un aperçu du travail de Reinhart grâce à la Boston Library, ici sur Flickr...



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