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jeudi 12 janvier 2012

Une rencontre sur Internet...

Le titre, tout de suite, paraît alléchant... Cette  femme nous racontera-t-elle ici ses nuits passées à hanter les sites de rencontre, ces folâtreries virtuelles,  les désillusions drolatiques de rendez-vous meetic ?


Et bien non, c'est d'un autre type de rencontres que je vais vous parler ici, une rencontre cependant où le hasard, l'attirance, l'échange eurent une place essentielle...



Le hasard 



Je l'avoue : j'ai une passion un peu bizarre pour l'onglet "Blog suivant" sur Blogger ; pour ceux qui ne connaîtraient pas, c'est une sorte de zappeur qui te permet d'errer à l'aventure sur les centaines de milliers de blogs blogger (ne testez pas ça maintenant, finissez d'abord de lire l'article!) ; vous passez en un clic du Japon aux USA (qui il faut l'avouer sont sur-représentés) ; vous tombez parfois sur des choses surprenantes, souvent sur des blogs chrétiens (sur-représentés parmi les blogs américains sur-représentés), napperons chrétiens, cuisine chrétienne, randonnées chrétiennes, rock chrétien, chiens chrétiens, et tout ce que vous pourrez imaginer de chrétien (ou même que vous ne pourrez pas) ; par exemple, là en écrivant, j'ai zappé et :


Des fois, vous découvrez aussi des trucs super, comme / know / feel, un blog finnois qui est devenu un de mes préférés parce que Katri Jenni Sofia, bien que finnoise, aime tout comme moi j'aime.
Bref , voici donc comment je passe des nuits palpitantes et rigolotes avec moi-même toute seule durant mes longues et répétées insomnies.

L'attirance
Or donc, j'étais ainsi en train de m'adonner à ma pratique solitaire et un peu honteuse lorsque ici, j'ai vu ça :



Coup de foudre absolu ; sauf qu'il n'y avait aucun nom d'auteur, nulle part, aucune indication, et que le nom du blog, Goldilocks Zone,  n'indiquait pas grand chose ...

Alors j'ai fait ça :


L'échange

Et puis j'ai attendu, attendu ("elle n'est jamais venue, zaïe, zaïe, zaïe"... excusez-moi...)

Et puis Carl Dimitri (c'est lui!) m'a contacté par mon blog en commentant ici (il se passe des choses trépidantes sur ce blog, c'est dingue); ça n'avait rien à voir avec l'article à commenter mais franchement je m'en foutais.
Et puis on a échangé des mails ;et il est très, très gentil, et son copain Martin Guenette, qui met en ligne également des toiles sur le blog, aussi ; comme j'ai de la chance, toutes mes toiles préférées n'étaient pas vendues ; et comme on a vraiment sympathisé, il m'a proposé un prix plus intéressant que celui de  la galerie en ligne où il expose (Saatchi on line) ; bref, à Martin Guenette je vais acheter celle-ci :



et à Carl Dimitri, celle-là :



Nous nous rencontrerons certainement cet été, puisque il habite à Providence et que je passe le mois d'août dans la région de New-York ; j'espère visiter son atelier.

J'adore internet.

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dimanche 25 décembre 2011

Assumons nos névroses...

Reçu à Noël...un livre de Ursus Wehrli .... Du bric à brac, de l'humour et beaucoup de névrose... Tout ce que j'aime... et le moyen de réussir par procuration ce que je ne sais pas faire ici...





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Dispatchwork (ressortez vos legos)

Berlin
Tel Aviv
Venise
Bingen
 Sur l'excellent site INSITU, j'ai découvert le projet "Dispatchwork" de Jan Vormann : "Dans le cadre de son projet Dispatchwork, le jeune artiste allemand répare les blessures des villes en comblant ses anfractuosités et ses meurtrissures par de petites installations de Lego ou de Duplo.Dans un premier temps, Jan Vormann s’est concentré plus particulièrement sur les villes marquées par la guerre : Berlin, Tel Aviv, Belgrade… "

Amsterdam
Autour de lui les "Dispatchers" s'organisent : retrouvez leurs interventions ludiques et poétiques à l'échelle du monde sur le site  Dispatchwork où une carte interactive permet de visiter les lieux transformés ;


Amsterdam















  et ressortez vos legos...

Lausanne

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samedi 24 décembre 2011

Frank A. Rinehart , Edward S. Curtis (and co)


Aucune photographie ne m'émeut et ne me fascine autant que les portraits d'Indiens Américains réalisés à la fin du XXème siècle par Edward S. Curtis, Frank A. Rinehart ou Norman A. Forsyth ; en plus de leur beauté plastique, ils me paraissent constituer la quintessence du portrait. Ils interrogent la tension entre le Même et l'Autre, entre la confiance nécessaire au regard et la violence qu'il suppose, ici à l'échelle d'une nation. Ils enregistrent aussi la disparition irrémédiable et constituent la trace tangible de ce que nous avons détruit, concrétisant  la nostalgie dans son essence la plus absolue :
"Je lis en même temps : cela sera et cela a été ; j’observe avec horreur un futur antérieur dont la mort est l’enjeu. En me donnant le passé absolu de la pose, la photographie me dit la mort au futur. Ce qui me point c’est la découverte de cette équivalence. Devant la photo de ma mère enfant, je me dis : elle va mourir : je frémis [...] d’une catastrophe qui a déjà eu lieu. Que le sujet en soit la mort ou non, toute photographie est cette catastrophe. " R. Barthes, La chambre claire, 1980



Cette esthétique influence bien sûr le magnifique travail de Jarmush dans Dead-Man, nourri d'ailleurs des mêmes interrogations, des mêmes tensions entre l'Homme Blanc et l'Indien, le Passé et le Présent de celui qui ne sait pas qu'il est déjà mort...





Un aperçu du travail de Reinhart grâce à la Boston Library, ici sur Flickr...



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